Trois vérités fondamentales qui DÉMOLISSENT l’idéologie du genre appliquée à l’enfance | Mia Hughes
- La Petite Sirène
- il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Également : lire l'article traduit de Mia Hughes sur le même sujet (sur le site, original genspec)
Retranscription traduite
Depuis six ans, j’essaie d’alerter les Canadiens sur le scandale médical qui se déroule dans nos cliniques pédiatriques dites de « genre ». C’est une tâche difficile, car la vérité est si extraordinaire qu’elle en devient presque incroyable. Les médecins de ces cliniques traitent un type de jeune patient qui contredit l’ensemble des connaissances existantes sur le développement de l’enfant et de l’adolescent. Ils administrent à cette cohorte fictive de patients des substances toxiques et non éprouvées, en l’absence totale de justification scientifique, puis les conduisent au bloc opératoire pour faire amputer inutilement des parties saines de leur corps.
C’est pourquoi je suis heureuse d’être ici aujourd’hui, dans la seule province canadienne qui ait tenté, d’une quelconque manière, de protéger les jeunes d’un champ de la médecine qui a catastrophiquement perdu le sens de sa mission. Je suis particulièrement heureuse de participer à un événement placé sous le thème des vérités fondamentales, car c’est précisément à cela que je pense en permanence lorsque je lis la couverture médiatique dominante de la médecine pédiatrique du genre, lorsque j’observe les réactions militantes face aux interdictions des bloqueurs de puberté, ou lorsque j’écoute les praticiens de ce qu’ils appellent les « soins d’affirmation de genre » parler de leurs patients. Tout ce qu’ils disent est faux, dangereusement faux, et pourtant ils sont totalement incapables de s’en rendre compte.
Cela tient au fait que l’ensemble du champ de la médecine pédiatrique du genre repose sur des fondations défectueuses. Or, la logique la plus élémentaire nous enseigne que lorsque la première étape d’un raisonnement est erronée, tout ce qui suit l’est nécessairement aussi. Je vais donc partager avec vous trois vérités fondamentales que toutes les personnes impliquées dans ce scandale ont soit oubliées, soit choisi d’ignorer, et qui constituent la clé pour y mettre fin.
Première vérité fondamentale : il n’existe pas d’enfant transgenre. Cette affirmation est simple, mais hautement controversée, et mérite donc d’être expliquée. Tout d’abord, il va de soi qu’un enfant ne peut pas naître dans le « mauvais corps ». Cela ne devrait même pas avoir besoin d’être dit, mais telle est l’époque dans laquelle nous vivons. Il n’est évidemment pas possible d’avoir un cerveau de fille dans un corps de garçon, ou l’inverse. C’est une absurdité totale, et pourtant nous permettons que cela soit enseigné aux enfants comme un fait établi.
Au-delà des slogans politiques dénués de sens, croire à l’existence d’enfants transgenres implique d’adhérer à trois impossibilités. Premièrement, il faudrait accepter qu’un enfant encore assez jeune pour croire au Père Noël ou à la petite souris possède une identité pleinement formée et stable, chose que la plupart des adultes peinent eux-mêmes à atteindre. Deuxièmement, il faudrait croire qu’un enfant est capable de distinguer des stéréotypes de genre d’une identité intérieure profonde, c’est-à-dire qu’il puisse faire la différence entre aimer certains jouets ou vêtements et posséder une identité authentique qui ferait de lui un membre du sexe opposé. Troisièmement, il faudrait admettre que cette identité subjective intérieure serait si fondamentale qu’elle primerait sur la biologie et sur la réalité matérielle du corps de l’enfant.
Un tel raisonnement exige un immense acte de foi. Il oblige à rejeter l’ensemble des connaissances établies sur le développement de l’enfant, des décennies de recherches solides, répliquées et bien établies. Et ce saut de foi est exigé non pas par la science, mais par des militants politiques. Ces militants ne disposent d’aucune preuve scientifique pour étayer l’idée que des enfants transgenres existeraient. Ils n’ont que des slogans. En réalité, chaque histoire d’« enfant trans » se résume à des stéréotypes : de petits garçons aimant les poupées ou les robes de princesse, ou des filles dites « garçons manqués », aux cheveux courts et rétives aux robes. Pourtant, sous la pression d’un mouvement politique sans ancrage dans le réel, on explique à ces enfants innocents que leurs goûts et préférences signifient qu’ils appartiennent au sexe opposé.
Parce que les enfants ont une grande capacité d’imagination et de pensée magique, et parce qu’ils font confiance aux adultes chargés de les guider, ils y croient. Beaucoup de gens trouvent apparemment inoffensif de mentir à un garçon efféminé en lui disant qu’il est une fille, ou à une fille garçon manqué en lui disant qu’elle est en réalité un garçon. En surface, cela peut sembler compatissant, puisqu’il n’est jamais facile d’être différent de ses pairs. Mais tôt ou tard, ces enfants se heurtent à la réalité, et cette réalité s’appelle la puberté. Il est facile de transformer un petit garçon en « fille » en lui donnant un prénom et des vêtements, ou l’inverse, mais l’illusion devient intenable lorsque les hormones commencent à affluer.
C’est alors que l’enfant doit être médicalisé. La puberté, étape naturelle du développement, est bloquée à l’aide de puissants perturbateurs endocriniens, suivis d’hormones du sexe opposé. Ce qui m’amène à la deuxième vérité fondamentale.
Deuxième vérité fondamentale : aucun adolescent n’est capable de consentir aux interventions médicales proposées dans les cliniques pédiatriques du genre. Ces traitements, pudiquement qualifiés de soins « affirmant le genre », impliquent des interventions drastiques et irréversibles susceptibles de priver un jeune de sa santé, de sa fertilité, de sa fonction sexuelle ou de sa capacité future à allaiter. Aucun adolescent ne possède la capacité cognitive nécessaire pour en mesurer la portée. Et, fait crucial, les cliniciens qui prescrivent ces interventions le savent parfaitement.
Les documents internes de la WPATH rendus publics l’an dernier montrent qu’un éminent endocrinologue pédiatrique canadien reconnaissait que discuter de la préservation de la fertilité avec un adolescent de quatorze ans revenait, je cite, à « parler à un mur ». Il admettait également observer un regret significatif concernant la perte de fertilité lorsque ces patients atteignent l’âge adulte. Je sais que c’est vrai, car à quatorze ans, comme tant d’autres femmes, j’étais moi aussi ce « mur ». Jusqu’à la fin de ma vingtaine, j’étais convaincue que je ne voudrais jamais d’enfants, puis, à trente ans, quelque chose a basculé et j’ai ressenti un besoin irrépressible d’en avoir. Aujourd’hui, à quarante-sept ans, je suis mère de trois enfants, qui m’ont apporté plus de joie que mon moi adolescent n’aurait jamais pu l’imaginer.
C’est un parcours de vie parfaitement normal. C’est la raison pour laquelle nous ne proposerions jamais de vasectomies ou de ligatures des trompes à des adolescents, quelle que soit leur insistance à affirmer qu’ils ne voudront jamais être parents. Tout ce que nous savons du développement adolescent nous indique qu’il s’agit d’une période d’expérimentation et de changement, d’exploration identitaire, où des convictions peuvent être adoptées avec passion un jour pour être abandonnées le lendemain. Dès lors, des interventions médicales permanentes et irréversibles, qui inscrivent des identités adolescentes transitoires dans le corps, ne peuvent être ni appropriées ni éthiques.
Troisième vérité fondamentale : les idées, les comportements et les émotions sont contagieux. Il est reconnu depuis longtemps que les messages auxquels les adolescents sont exposés au moment où ils construisent leur identité sont d’une importance cruciale. Les êtres humains sont des créatures sociales : nous imitons les comportements de notre entourage, absorbons les émotions qui circulent dans nos réseaux sociaux et façonnons, consciemment ou non, notre identité à partir des idées et des personnes que nous rencontrons. Aucun groupe n’est plus malléable et impressionnable que les adolescents.
Dans les années 1980, une contagion mondiale de la boulimie a été déclenchée par des magazines et des émissions qui alertaient les jeunes filles sur ce nouveau trouble alimentaire. Cette couverture médiatique a involontairement propagé le comportement en introduisant l’idée du vomissement provoqué dans l’esprit de millions d’adolescentes soumises à une forte pression culturelle. La boulimie fut le syndrome culturel des années 1980 et 1990. À l’ère numérique, ces contagions sociales sont démultipliées.
Un exemple frappant est l’apparition récente en Allemagne de tics de type Tourette induits par les réseaux sociaux. En 2019, des psychiatres allemands ont observé une hausse soudaine d’adolescentes présentant des symptômes de Tourette à début brutal, ce qui était alarmant, car ce syndrome touche habituellement les garçons et commence dans la petite enfance. L’origine fut rapidement identifiée : ces jeunes filles avaient été exposées aux vidéos très populaires d’un influenceur atteint de Tourette, reproduisant exactement ses tics et ses expressions. Le phénomène s’est ensuite propagé sur TikTok, au point que les chercheurs ont parlé de maladie induite par les réseaux sociaux.
Un phénomène analogue s’est produit à partir de 2014 dans les cliniques de genre pédiatriques occidentales, où les salles d’attente se sont soudain remplies d’un nouveau profil de patients : des adolescentes, alors qu’historiquement la population concernée était majoritairement composée de jeunes garçons. Dans une époque rationnelle, les cliniciens auraient cherché la cause de cette contagion sociale évidente. À la place, personne n’a regardé. Pourtant, il suffisait d’observer le contexte culturel : 2014 fut l’année où le magazine Time consacra sa une au « point de bascule transgenre », marquant le lancement du mouvement moderne des droits trans. Les figures trans se sont multipliées dans les médias, les livres pour enfants, les séries, les écoles, tandis que smartphones et réseaux sociaux créaient un environnement idéal de diffusion massive.
Le message adressé aux adolescents était simple : si tu détestes ton corps, c’est peut-être parce que tu es trans. Et aussitôt, des légions d’adolescents confus, mal à l’aise avec leur corps en développement, se sont présentés dans les cliniques en se croyant transgenres. À la différence des autres contagions sociales, au lieu de chercher à contenir le phénomène, des médecins ont médicalisé durablement ces jeunes, tandis que des militants exigeaient qu’ils puissent sacrifier leur santé et leur fertilité, tout en diabolisant quiconque osait souligner les parallèles historiques évidents.
Cela m’amène à mon dernier point. Lorsque des lois ont été adoptées en Alberta pour protéger les jeunes de cette expérimentation profondément contraire à l’éthique, leurs auteurs ont essuyé une vague de fureur militante. On a parlé de haine, de cruauté déguisée en politique, de lois immorales et non scientifiques. Rien de tout cela n’est vrai. Ces accusations procèdent d’un aveuglement idéologique et d’un oubli des vérités fondamentales que je viens d’énoncer. Nous ne sommes pas face à une lutte entre le bien et le mal, mais entre l’idéologie et la réalité.
Comme l’écrivait Alexandre Soljenitsyne, pour commettre le mal, l’être humain doit d’abord croire qu’il fait le bien. L’idéologie fournit la justification morale et la certitude nécessaire pour persévérer. C’est elle qui conduit des médecins à poser des actes irréparables, à bloquer le développement naturel des enfants, à priver des jeunes de leur fertilité avant même qu’ils puissent en comprendre les conséquences.
L’histoire médicale est jalonnée de scandales commis par des praticiens animés de bonnes intentions. La médecine pédiatrique du genre est destinée à rejoindre cette liste, car une chose est claire : aucun de ces enfants n’est transgenre et aucun n’est capable de comprendre les conséquences à vie de ces interventions. Si les conséquences ne peuvent être comprises, alors ces traitements ne sont appropriés pour aucun jeune. Pas un seul.
Il suffit donc, pour mettre fin à ce scandale, de se souvenir des vérités fondamentales que nous avons toujours connues et d’avoir le courage de les énoncer clairement, sans excuses, jusqu’à ce qu’elles soient entendues.




