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L'identité contemporaine en souffrance, le trans symptôme

Dernière mise à jour : 18 janv.

Par Monique Lauret, psychiatre, psychanalyste


Dans La revue lacanienne 2023/1(N° 24), pages 115 à 126, Éditions Érès


Chaque siècle s’avance avec son symptôme sexuel. Le xxe siècle s’est ouvert sur l’hystérie avec les « folles » de Charcot, la question transgenre submerge en ce début du xxie siècle l’espace social, culturel et politique, dans une revendication de liberté du choix de son genre en fonction du « ressenti » individuel. « Le genre (gender) est le dernier grand message idéologique de l’Occident envoyé au reste du monde1 », écrit Éric Marty en ouverture de son livre, Le sexe des Modernes. Mais ce message idéologique est peut-être sous-tendu par un autre message plus invasif, celui du transhumanisme. Le terme « transhumanisme », utilisé la première fois par Julian Huxley en 1957, propose une nouvelle croyance, celle de la possibilité pour l’espèce humaine de se transcender elle-même et au-delà dans son intégralité en tant qu’humanité. L’idéologie du « transhumanisme » est sous-tendue par des fantasmes d’auto-engendrement, de maîtrise de la création et de la construction du corps humain. Son projet est de risquer la vie de l’humanité pour tenter d’en obtenir une plus-value par la création de nouveaux hommes aux capacités augmentées par la technique ou l’hybridation à des robots, des hommes « posthumains », des cyborgs, l’idée la plus dangereuse du monde pour Francis Fukuyama.

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