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EXCLUSIVITE : Entretien entre Céline Masson, co-directrice de l’OPS et une personne trans d’une association de soutien

  • Photo du rédacteur: La Petite Sirène
    La Petite Sirène
  • il y a 20 heures
  • 12 min de lecture

Intervenantes :

[I] = Celine MASSON

[T] = Témoin trans


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[I] Pourriez vous vous présenter ?


[T] Je suis une personne transféminine — on peut appeler ça comme ça — qui gravite dans le monde associatif. Et très vite, j'ai pu constater certaines dérives.


De quel type de dérives s'agit-il ?


Ça fait cinq ou six ans que je suis dans l'associatif. J'ai remarqué que la plupart du temps, c'étaient des parents qui m'appelaient parce que leur fille voulait faire une transition. La moyenne d'âge est de 15 ans (entre 12 et 18 ans). Aujourd'hui on est à 80 % du côté féminin-vers-masculin, et souvent des adolescentes.


Quelle est leur demande ? Comment viennent-elles vers vous ?


En règle générale, ce ne sont pas elles qui viennent vers moi, ce sont les parents, complètement démunis. Quand votre enfant vous dit qu'il veut faire une transition, ce n'est pas évident. Je suis là pour aider les parents — étant moi-même parent, je sais de quoi je parle. J'essaie de calmer le jeu des deux côtés, et d'aider la jeune personne à comprendre ce qu'est vraiment une transition. Ce n'est pas ce qu'on voit sur Internet. Il y a des choses qu'on perd, il faut bien réfléchir.

En général, mon message passe moins bien avec l'adolescente, mieux avec les parents. Mais j'essaie de leur faire comprendre qu'il faut laisser du temps. Je les aide quand même pour les changements de prénom, parce que ça leur donne l'impression d'amorcer quelque chose — et ça peut les éviter d'aller plus loin dans l'immédiateté.


Et concernant les opérations ?


Je suis contre les opérations avant 18 ans. On dit qu'il n'y en a pas, mais on sait très bien qu'il y a des professionnels qui le font quand même. Surtout sur les filles — celles qui veulent devenir des garçons. L'opération principale reste la mammectomie. Et les adolescents, ils veulent tout, tout de suite.


Pour les filles trans très jeunes — 8, 9 ans — je dis aux parents de laisser du temps, de les laisser s'habiller comme elles le souhaitent à la maison, de les traiter au féminin. C'est moins violent. Pour les adolescentes en revanche, c'est beaucoup plus urgent dans leur tête : l'ablation des seins, les hormones. Chez les garçons qui veulent devenir femmes, il y a plus de capacité à attendre les 18 ans, même si on leur prescrit des bloqueurs d'hormones.


Pourquoi ce phénomène touche davantage les filles à votre avis ?


Je pense qu'il y a une homosexualité cachée — c'est mon avis personnel, je ne suis pas psychiatre. C'est le ressenti que j'ai des personnes qui, à leurs 18 ans et un jour, se faisaient opérer les seins, et qui quatre mois après revenaient en me disant : "Ma copine m'a quittée parce que je n'ai plus l'air féminine." Je pense qu'il y a une confusion entre l'homosexualité et la transidentité.


Pourquoi est-ce si difficile d'aborder ce sujet dans les milieux trans-activistes ?


L'adolescence a besoin de s'autodéterminer, de s'affirmer. Et dans les grandes associations, la tendance est de vouloir montrer qu'on est bienveillants, qu'on aide tout le monde. Sauf que ce n'est pas de la bienveillance d'agir sans prévoir les conséquences. Comme aux échecs, il faut voir deux, trois coups à l'avance. Je pense qu'on va avoir des retours de bâton dans cinq ou six ans.


J'ai un exemple concret : une cheffe de service d'état civil m'a dit que sur 25 dossiers de retour en arrière de prénoms, 24 concernaient des personnes qui avaient fait une transition masculine et qui récupéraient un prénom féminin. Ce qui suppose que ces jeunes filles n'étaient pas trans — elles avaient une quête identitaire et sont passées par là. Mais une fois sorties du champ de la transidentité, elles ne parlent plus, parce que ça risquerait de "déboulonner" tout le discours sur l'autodétermination.


Je pense que que ceux qui prônent l'autodétermination dans les grandes associations sont souvent des personnes comme moi — plus de quarante ou cinquante ans, qui savent qu'elles sont trans depuis longtemps, qui ont construit une vie, et qui ne veulent pas que les jeunes souffrent comme on a souffert, à se cacher. C'est louable. Mais je pense que ça reste quand même un moindre mal que d'aller trop vite — je préfère un jeune qui prend des bloqueurs d'hormones plutôt qu'il prenne un cutter. Quand je vois des jeunes qui ont les bras balafrés, je préfère qu'ils fassent un changement de prénom, qu'ils prennent des bloqueurs, et qu'à 18-20 ans ils puissent se dire : "Je me suis trompé."


Vous connaissez les études qui montrent que les bloqueurs d'hormones entraînent ensuite la transition dans 90 % des cas ?


Je connais ces études Mais c'est moindre mal. Ce qu'il faut surtout, c'est plus de psychiatres formés à ça, — ni transaffirmatifs ni transphobes.


[Note de Céline Masson : Les bloqueurs de puberté ne sont pas un simple « bouton pause » environ 98% des enfants qui en prennent finissent par prendre des hormones croisées. Plusieurs études le démontrent 1 ]


Pouvez-vous nous donner un exemple concret de votre accompagnement ?


J'ai eu une jeune femme majeure qui baignait dans le milieu trans parce que sa compagne était une femme trans. Elle a commencé les hormones au bout de deux mois. La relation a pris fin, elle a arrêté les hormones. Elle m'a dit : "Merci de ne pas être allée plus loin." Parce que j'avais une écoute. On a fait le changement de prénom, on a discuté des heures. Aujourd'hui, quand je la vois, elle est épanouie. Elle avait besoin d'être écoutée. Le problème est là.

Changer de prénom, reconnaître leur malaise — peut enlever une épine du pied. Si au bout de deux ans sous bloqueurs elles ne vont toujours pas mieux, c'est que ce n'est pas la transidentité.


Donc notre position à l'Observatoire la Petite Sirène — écouter, ne pas affirmer le genre d'emblée — vous la partagez ?


Oui, mais il y a un point de légitimité important. Quand c'est un psychologue "cisgenre" qui questionne un jeune, ce jeune se dit immédiatement : "Elle est contre moi." Quand c'est moi — quelqu'un qui a fait une transition complète —, c'est totalement différent. Je suis légitime à leurs yeux. Le problème de toutes les associations en France, c'est que le moindre questionnement devient "transphobe". Mon discours ne plaît pas à beaucoup d'associations, mais je préfère prévenir que guérir. Comme au Danemark ou en Suède, où on a validé à tout bras et on revient en arrière maintenant.


Vous avez mentionné la politisation des associations trans...


C'est un problème central. Ces questions relèvent de la santé, de la psychologie — et on en a fait de la politique. Pire : avec des politiques extrêmes. C'est LFI qui a repris ce combat, et ils ne le connaissent pas du tout. Lors d'une Pride, ils arrivent avec des drapeaux palestiniens. Je vais être franche : les LGBT n’ont aucun droit en Palestine. Je suis entièrement contre la politisation de cette cause. Elle devrait être apolitique.


En effet, les personnes trans ou homosexuelles peuvent même être en danger dans cette région, certains se sont même réfugiés en Israël, je les ai rencontrées à Tel Aviv, ville LGBT par excellence. Quel est le lien entre le mouvement LGBT et les causes palestinistes ?


C'est la "convergence des luttes". Plus on élargit le front, plus on a d'électeurs. LFI vise à la fois les communautés immigrées et les LGBT — deux électorats qui ne vont pas du tout ensemble. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui beaucoup d'associations ne vont plus aux Prides : elles ne se reconnaissent plus dans ce combat. Depuis le 7 octobre [massacre de masse contre des juifs en Israël par le mouvement terroriste Hamas], ça s'est encore radicalisé. Et ça fait du tort même aux associations trans.


En effet une association comme OUTrans, partenaire du ministère de l’Enseignement supérieur, a associé son logo sur une affiche à l’occasion de la journée des droits des femmes le 8 mars dernier, à celui de Samidoun (organisation inscrite sur la liste des groupes terroristes dans plusieurs pays en raison de ses liens avec le djihadisme et le terrorisme). On ne comprend pas comment des associations LGBT peuvent s'associer à ces organisations.


Ce qui me fait rire, c'est lorsqu’ils scandent "mort aux flics" — et on voudrait qu'ils nous encadrent la Pride parce qu'on peut être agressés. C'est absurde. On ne peut pas crier mort aux flics alors que ce sont ceux qui nous protègent lors de nos Prides.


Et les associations LGB sans le T — qu'en pensez-vous ?


Je pense qu'en voulant tout, on va finir avec moins. On nous déroule le tapis rouge au nom de la lutte contre les discriminations, on pense que la discrimination suffit à gagner. Mais à force de pousser trop loin, on crée du rejet. L'inclusivité peut créer de l'exclusion. Le « wokisme » et le prosélytisme nous rendent visibles de la mauvaise façon — et ça génère de la transphobie.


Vous êtes donc pour l'invisibilité ?


Exactement. Si on veut vivre notre vie, c'est qu'il n'y ait plus de journées de la visibilité, qu'il n'y ait plus de stigmatisation. Mais pour être invisible, il faut d'abord que les gens comprennent que nous ne sommes pas des pervers sexuels. C'est pour cela que nous avons remplacé "transsexuel" par "transgenre" — dans la tête des gens, "transsexuel" évoquait un problème sexuel. Ce qui n'a rien à voir.

La transidentité n'a rien à voir avec la sexualité. Depuis que j'ai commencé ma transition, ma libido n'a jamais été aussi basse — je ne vais pas dire "moins dix" — mais voilà. Et dans la tête des gens, être trans est souvent associé à l'homosexualité, alors qu'on a autant d'hétérosexuels que d'homosexuels parmi les personnes trans. Ce sont deux choses totalement distinctes.


Comment revenir à plus de mesure dans tout ça ? Parce que vous incarnez justement cette mesure.


Je pense qu'on est passé en quelques années de "tout interdit" à "tout autorisé". C'est dommageable, ça va l'être pour beaucoup de jeunes.

Le problème, c'est que quand on a un discours ferme, les associations trans d'en face ont un discours ferme aussi. Et aujourd'hui, c'est celui qui se sent opprimé qui a "raison" — dans tous les domaines, pas que la transidentité. Donc vous aurez tort. Après, en 2027, on peut avoir un changement de gouvernement qui bascule dans l'autre sens, comme aux États-Unis. On ne peut pas jouer tout le temps avec les extrêmes.

Moi, je suis modérée. Il faut avoir un discours modéré. Je me mets toujours à la place de l'autre. Mon ex-femme, par exemple : quand je vais la voir, je viens en jean, sans maquillage, parce qu'elle m'a demandé de ne pas arriver maquillée en jupe. Je respecte ça. Ça ne fait pas de moi moins une femme. Le maquillage ne définit pas la femme. Et si ça permet à mon ex-femme de ne pas se sentir agressée, ça me va.

Ce qui me fait rire, c'est qu'on me traite de « transphobe » parce que j'ai un discours qui n'est pas activiste. Je ne me définis pas comme transactiviste ni militante, je n’aime pas ce mot — je me définis comme "aidante". J'ai participé à la rédaction de la circulaire Blanquer, je fais partie d’une des associations qui a participé à la rédaction de la circulaire Blanquer. Je voulais des sensibilisations mais pas avant la fin du collège ou le lycée pas avant. Je suis plus à l'aise au lycée qu'au collège, parce qu'à cet âge-là ils ont passé un cap — les premiers émois amoureux, les premières transformations physiques.

Quand une jeune de 12-13 ans vient, complètement désespérée — qu'est-ce qu'on fait ? Moi, j'interviens dans des classes de 4e-3e, pas pour dire "tout le monde est trans", mais pour faire comprendre que ça peut être leur voisin, leur cousin. Simplement pour éviter le harcèlement et les suicides liés à la discrimination.

Mais il y a un problème avec la pédopsychiatrie. Ces jeunes ont besoin de voir un psy avant tout. En affirmant l'autodétermination, on saute l'étape du suivi psy. Quand des jeunes viennent me voir, je leur dis : "Je sais qu'on a été psychiatrisés, mais un suivi psychologique minimum reste nécessaire. Et j'ai la légitimité que vous n'avez pas, je leur dis : même si c'est ce que vous voulez, vous allez avoir des changements dans votre vie, les gens ne vous regarderont plus pareil — il faut que vous soyez armés pour ça."


Comment voyez-vous le problème du rejet ?


Le rejet n'est pas forcément de la transphobie — c'est parfois juste l'interpellation du regard face à quelque chose de différent. Comme mon ex-femme qui me demande de venir sans maquillage et sans jupe. Ce n'est pas qu'elle me rejette, c'est qu'elle a besoin d'espace.

A force de surinvestir l'identité, on crée du rejet. Quand on baigne tout le temps dans un microcosme trans, on prend tout — le positif et le négatif.


Comment travaille-t-on ensemble, associations trans et OPS, pour le bien-être des jeunes ?


Je pense qu'il faut travailler ensemble avec les psy et médecins. En tant que personne trans concernée, on peut expliquer aux professionnels comment on ressent les choses. Et je sais — dans ma région, les procureurs, les mairies savent que je suis rigoureuse dans les demandes de papiers. Je connais ce qu'on a le droit de demander. Et je suis là en support pour les passages au tribunal, parce que c'est très violent.


Je pense sincèrement que le changement de prénom et de sexe devrait se faire en mairie — on n'a aujourd'hui que le prénom en mairie, le sexe reste au tribunal. Les tribunaux sont submergés. Un changement au tribunal pour un mineur, c'est deux ans d'attente — et il est majeur avant d'avoir le jugement. En mairie, si on s'est trompé, on peut revenir en arrière. L'essentiel, c'est que les parents soient d'accord.


Vous ne pensez pas que la transition sociale crée de la dysphorie ? Quand on change de prénom à 14 ans il y a aussi un risque d’aligner son « identité de genre » à son sexe


Le risque est là. Mais en général, les jeunes connaissent la transidentité mieux qu'on ne le croit. Aujourd'hui, une jeune qui prend un prénom masculin dans sa cour de récré, ses camarades vont peut-être simplement dire "OK, on va la laisser tranquille". Elle s'en tirera bien et pourra cheminer. Si on leur interdit tout, ça pousse à vouloir tout. Si on lâche un peu de lest, parfois ça suffit.


Je suis moins convaincue que vous — je pense qu'il faut d'abord explorer ce qui se passe dans la tête de ces jeunes...


Je suis d'accord avec vous. 80 % de mes appels concernent des filles. À mon époque, la transidentité, c'était essentiellement des garçons. Il y a clairement des questionnements chez les filles aujourd'hui. Et je pense qu'il faut garder les proportions : 50-50 ou 60-40 ferait sens, mais là, c'est presque 80 % de filles dans mes appels.


Quelle question voudriez-vous me poser pour finir ?


Comment pourrait-on travailler en bonne adéquation pour le bien de tout le monde, pour éviter de se taper dessus et agir dans l'intérêt de l'autre ?


C'est une bonne question. On a démontré aujourd'hui toutes les deux que nous pouvons le faire. Nos rôles sont très différents — vous êtes plutôt dans l'accompagnement, nous plutôt dans le suivi psychologique. D'ailleurs, le mot "transidentité" nous pose problème car il ne résout pas forcément le problème de certains jeunes qui ne sont pas trans . C'est pour cela que nous parlons de "transidentification" — plus souple. Et on a aussi proposé "ASP" —Angoisse de sexuation pubertaire — parce qu'on pense que ces filles ont un problème avec leur corps, avec leur puberté, un rejet de leur féminité à l'adolescence, qui n'est pas de la transidentité.


C'est encore des mots. À un moment, il faut arrêter avec les mots et agir. La non-binarité, c’est cela la solution— ça permettrait à ces jeunes de ne pas se sentir obligés d'aller vers de grosses transitions pour "faire mieux que l'autre".


C'est justement là où on peut peut-être se retrouver — la non-binarité comme espace intermédiaire qui laisse du temps.


Exactement. Et les psychiatres savent très bien ce que vous dites — ils sont d'accord avec vous sur le fond — mais ils ne peuvent pas se permettre de le dire publiquement, sinon ils passent pour transphobes. C'est le même problème pour nous : dire "La Petite Sirène a peut-être raison" suffit à vous faire qualifier de transphobe.


Nous aussi on subit de la diffamation voire de la calomnie. On a des procès en diffamation. Et en tant que chercheur, je lutte aussi contre les fausses informations — ça dessert toutes les causes, y compris la vôtre. Parce que la haine de l’autre existe, la peur de la différence.


Tout à fait. C'est pour ça que ça a toujours été ma cause aussi. La phobie, c'est la peur de la différence. Et c'est là où, au fond, on se rejoint.

Je mesure les enjeux. Parce que j'ai des propos qui sortent du cadre habituel. Mais c'est important de faire comprendre les choses — d'abord pour aider les parents, pour aider les jeunes, pour aider tout le monde, et aussi ceux qui adhèrent un peu trop vite, pour qu'ils comprennent la problématique.


[FIN DE L'ENTRETIEN]



Notes

  1. Carmichael, P., Butler, G., Masic, U., Cole, TJ, De Stavola, BL, Davidson, S., Skageberg, EM, Khadr, S., et Viner, RM (2021). Conséquences à court terme de la suppression pubertaire chez une cohorte sélectionnée de jeunes de 12 à 15 ans présentant une dysphorie de genre persistante au Royaume-Uni. PLOS ONE 16 (2).  Wiepjes, CM, Nota, NM, de Blok, CJM, Klaver, M., de Vries, ALC, Wensing-Kruger, SA, de Jongh, RT, Bouman, MB, Steensma, TD, Cohen-Kettenis, P., Gooren, LJG, Kreukels, BPC et den Heijer, M. (2018). L'étude de cohorte d'Amsterdam sur la dysphorie de genre (1972-2015) : tendances en matière de prévalence, de traitement et de regrets. Journal de médecine sexuelle 15 (4). de Vries, ALC, Steensma, TD, Doreleijers, TA et Cohen-Kettenis, PT (2011). Suppression de la puberté chez les adolescents présentant un trouble de l'identité de genre : une étude de suivi prospective. J Sex Med 8 (8) : 2276-83. Baxendale, S. (2024). Impact de la suppression de la puberté sur les fonctions neuropsychologiques : une revue de la littérature. Acta Paediatrica, 113 (7), 1156-1167


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