
Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent
Horace (épître, I,2,40)
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L’ANGOISSE DE SEXUATION PUBERTAIRE – ASP
" Une nouvelle proposition clinique "
Après trois ans de travaux, la création de l'association OPS, des publications de livres, d'articles de tribunes, des conférences, des séminaires, des groupes de travail, des colloques, des échanges quotidiens avec des professionnels et des chercheurs en France et dans le monde, l'OPS présente une nouvelle proposition clinique.
Par Céline Masson, psychanalyste, professeur des universités, Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste, Jean Szlamowicz, linguiste, professeur des universités, Thierry Delcourt, pédopsychiatre, psychanalyste, Pamela Grignon, psychologue clinicienne TCC
L’Appel de l’Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent :
Impacts des pratiques médicales sur les enfants diagnostiqués « dysphoriques de genre »
Les Auteurs de l'Appel
• Céline Masson, professeur des universités, psychanalyste
• Anna Cognet, psychologue clinicienne, enseignante à Psychoprat
• Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste
• Delphine Girard, professeur de Lettres classiques
• Claire Squires, psychiatre, maître de conférences HDR à l’Université de Paris
• Laurence Croix, psychanalyste, Maître de Conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre
• Anne Perret, pédopsychiatre, praticien hospitalier
• Pascale Belot-Fourcade, psychiatre, psychanalyste
• Dominique Crestinu, gynécologue
• Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste
• Hana Rottman, pédiatre, psychiatre
• Olivia Sarton, juriste
• Anne-Laure Boch, neurochirurgien, philosophe, hôpital de la Salpêtrière
• Xavier Gassmann, psychanalyste, Œuvre de Secours aux Enfants

Extrait page 991
L’angoisse de sexuation pubertaire associe diverses composantes : peur globale de la sexualité, de l’intensité et de la forme des désirs qu’elle soulève, inquiétude devant la nécessité d’un rapport corporel à quelqu’un d’autre pour la vivre, peur devant une attirance homosexuelle, perception de l’apparition de désirs sexuels vis-à-vis des adultes, nécessité de vivre des changements anatomiques et physiologiques liés à la croissance et à la puberté avec la révolution identitaire que cela implique. Ces seuls aspects peuvent faire naître l’idée qu’arrêter cette puberté perturbatrice, ou changer de sexe, pourrait délivrer de cette angoisse. Mais les études les plus récentes – en particulier celles qui figurent dans le « Rapport Cass 2 » – mettent en évidence que chez ces enfants et adolescents qui réclament un changement de sexe 75 % d’entre eux souffrent de troubles psychiques avérés, en particulier de troubles du « spectre autistique », de dépression manifeste, etc. Chez presque tous on retrouve des antécédents traumatiques et des contextes familiaux ou sociaux défavorables. La déclaration de transidentité n’est que la partie manifeste d’une souffrance pathologique importante dont il faut s’occuper et qu’une castration chimique ou chirurgicale ne peut en aucun cas traiter. La demande de changement de sexe peut évoluer spontanément vers son abandon, c’est le cas dans environ 9 cas sur 10, ce qui n’implique pas pour autant l’amélioration parallèle des troubles psychiques, mais plaide en faveur de l’abstention de tout traitement médico-chirurgical aux conséquences irréversibles.



