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Notre lettre ouverte publiée dans le Wall Street Journal, également dans le Figaro


24 juillet 2023

«Toutes les revues systématiques des preuves à ce jour, y compris une publiée dans le Journal of the Endocrine Society , ont révélé que les preuves des avantages pour la santé mentale des interventions hormonales pour les mineurs étaient d’un niveau de confiance faible ou très faible», expliquent les signataires de la tribune. ALEXEY KUZMA KLEMENTIEV/Alexey Kuzma/Stocksy - stock.adobe.com TRIBUNE - Une vingtaine de médecins et chercheurs de neuf pays alertent sur l’absence de consensus scientifique à propos des transitions de genre pour les enfants. Dans ce texte paru en anglais dans le Wall Street Journal, ils expliquent aussi qu’il faut privilégier l’accompagnement psychologique aux traitements hormonaux et chirurgicaux. En tant que professionnels expérimentés impliqués dans les soins directs pour un nombre croissant de jeunes de diverses identités de genre et l’évaluation des preuves médicales, nous avons été surpris par les affirmations de l’Endocrine Society (société savante et médicale internationale d’origine américaine destinée à la recherche fondamentale et clinique dans le domaine de l’endocrinologie, NDLR) sur l’état des preuves pour les soins d’affirmation de genre pour les jeunes («Lettres», 5 juillet). https://www.wsj.com/articles/trans-gender-affirming-care-transition-hormone-surgery-evidence-c1961e27?page=1 La semaine du FigaroVoxNewsletter Le samedi Retrouvez les chroniques, les analyses et les tribunes qui animent le monde des idées et l’actualité. Garanti sans langue de bois. S'INSCRIRE Stephen Hammes, président de l’Endocrine Society, écrit: «Plus de 2000 études publiées depuis 1975 forment une image claire: les soins d’affirmation de genre améliorent le bien-être des personnes transgenres et de diverses identités de genre et réduisent le risque de suicide.» Cette affirmation n’est pas étayée par les meilleures preuves disponibles. À lire aussiCovid, avortement, transgenres, race: la Floride, laboratoire de la guerre culturelle Toutes les revues systématiques des preuves à ce jour, y compris une publiée dans le Journal of the Endocrine Society, ont révélé que les preuves des avantages pour la santé mentale des interventions hormonales pour les mineurs étaient d’un niveau de confiance faible ou très faible. En revanche, les risques sont importants et comprennent la stérilité, la dépendance à vie aux médicaments et l’angoisse du regret. Pour cette raison, de plus en plus de pays européens et d’organisations professionnelles internationales recommandent maintenant la psychothérapie plutôt que les hormones et les chirurgies comme traitement de première ligne pour les jeunes dysphoriques de genre. Une politisation regrettable L’affirmation du Dr Hammes selon laquelle la transition de genre réduit les suicides est contredite par toutes les revues systématiques, y compris la revue publiée par l’Endocrine Society, qui déclare: «Nous ne pouvions tirer aucune conclusion sur la mort par suicide.» Il n’existe aucune preuve fiable suggérant que la transition hormonale est une mesure efficace de prévention du suicide. La politisation des soins de santé transgenres aux États-Unis est regrettable. La façon de la combattre est que les sociétés médicales alignent leurs recommandations sur les meilleures données probantes disponibles, plutôt que d’exagérer les avantages et de minimiser les risques. À lire aussiDora Moutot - Marguerite Stern: «Dans les cours de récréation, la dysphorie de genre est devenue une mode» Le transgenrisme a été fortement politisé, des deux côtés. Certains justifieront toute intervention de remplacement hormonal pour tout jeune ayant été identifié comme pouvant souffrir de dysphorie de genre. Cette attitude est dangereuse, car seule une minorité de personnes ainsi identifiées remplissent réellement les conditions requises pour ce diagnostic. D’autre part, il y a ceux qui n’accepteraient aucune intervention hormonale, quelles que soient les spécificités de chaque patient. Les endocrinologues ne sont pas des psychiatres. Ce n’est pas nous qui pouvons identifier les personnes souffrant de dysphorie de genre. Il ne s’agit pas d’ouvrir les vannes et d’offrir un traitement souvent irréversible à toutes les personnes susceptibles d’avoir des problèmes avec leur sexualité, mais de déterminer qui en bénéficierait vraiment. * Signataires: Riittakerttu Kaltiala, professeur à l’université de Tampere ; Laura Takala, psychiatre ; Richard Byng professeur à l’université de Plymouth ; Anna Hutchinson, psychologue clinicienne ; Anastassis Spiliadis, directrice d’ICF Consultations ; Angela Sämfjord, médecin ; Sven Román, psychiatre ; Anne Wæhre, médecin ; Patrik Vankrunkelsven, professeur à l’université catholique de Louvain et sénateur honoraire ; Sophie Dechêne, psychiatre ; Beryl Koener, psychiatre ; Céline Masson, professeur à l’université Picardie Jules Verne, psychologue et codirectrice de l’observatoire la Petite Sirène ; Caroline Eliacheff, psychiatre et codirectrice de l’observatoire la Petite Sirène ; Maurice Berger, psychiatre ; Daniel Halpérin, pédiatre ; Reitze Rodseth, professeur à l’université de Kwazulu-Natal ; Janet Giddy, médecin et experte en santé publique ; Allan Donkin, médecin ; Stephen B. Levine, professeur à l’université Case Western Reserve ; William Malone, professeur au Collège de médecine ostéopathique de l’Idaho ; Patrick K. Hunter, professeur à l’université d’État de Floride, pédiatre et bioéthicien ; Jesus L. Penabad, médecin.

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